Barbour : So classic

Le charme discret de la tradition

Dans un monde où la mode se consomme à la vitesse des réseaux sociaux, certaines marques rappellent qu’un vêtement peut être bien plus qu’un simple effet de tendance. Barbour fait partie de ces rares maisons qui ont su traverser les époques sans renier leur âme. Fondée en 1894 dans le nord-est de l’Angleterre, à South Shields, la marque naît du quotidien rude des pêcheurs et des agriculteurs britanniques. Ses vestes cirées, conçues pour affronter le vent, la pluie et la boue, ont d’abord habillé ceux qui vivaient au rythme de la nature — avant de devenir, au fil du temps, l’un des symboles les plus raffinés de l’art de vivre britannique.

Barbour, c’est l’élégance du fonctionnel : des coupes simples, un coton robuste, une patine qui se bonifie avec les années. Porter une veste Barbour, c’est revendiquer un certain rapport au temps. Celui de la durabilité, du soin apporté aux choses, du refus du jetable. Chaque veste se répare, se recire, se transmet — à contre-courant d’une époque qui oublie que la beauté réside souvent dans ce qui dure.

Toujours familiale, la maison Barbour reste fidèle à ses ateliers du Northumberland. Dans un univers du luxe souvent happé par la production mondialisée, cette fidélité à la terre et aux racines a quelque chose de réconfortant. Barbour ne suit pas les modes : elle les transcende.

De la campagne anglaise aux icônes du style

Si Barbour incarne la campagne anglaise, c’est aussi parce que ses plus fidèles ambassadeurs ont su en faire le symbole du chic rural. La famille royale britannique en est l’exemple le plus éclatant. La reine Élisabeth II, le prince Philip, puis le roi Charles III ont porté leurs vestes Barbour comme d’autres portent leurs armoiries — avec discrétion, constance et naturel. Sur les collines d’Écosse ou lors des promenades à Sandringham, leurs silhouettes en Barbour racontaient tout un art de vivre : celui du confort sans ostentation, du raffinement sans affectation.

L’élégance Barbour a aussi séduit des figures de caractère. Steve McQueen, légende de la moto et du cinéma, la portait sur les circuits comme dans la vie. Plus récemment, Daniel Craig, en James Bond dans Skyfall, a rappelé à sa manière que la veste britannique n’a rien perdu de sa virilité.

Des champs du Northumberland aux plateaux de cinéma, Barbour reste la même : solide, intemporelle, authentique.

Un symbole d’enracinement

Porter une veste Barbour, c’est adopter un style, certes, mais aussi une attitude. Celle de ceux qui préfèrent la continuité à la rupture, la qualité au clinquant, la substance à l’apparence. C’est le vêtement des gentlemen farmers, des promeneurs élégants, des amoureux de la nature qui savent que l’on n’hérite pas du monde de nos parents : on l’emprunte à nos enfants.

À l’heure du jetable, Barbour rappelle que la vraie élégance se mesure à la fidélité. Fidélité à un territoire, à un héritage, à une manière d’être au monde.

Retrouver Barbour, cet hiver, à Paris

En plus de l’habituel boutique du 240bis Boulevard Saint-Germain, Barbour se révèle dans plusieurs pop-up des Galeries Lafayette (homme, femme, enfant et créateur) mais aussi dans une boutique éphémère du Marais au 72 Rue du Temple, qui vise à tester le marché du quartier en vue de proposer une boutique, cette fois-ci, permanente.

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